Mars – Särestoniemi

Mars – Särestoniemi

Je reconnais le nom, Särestoniemi : j’ai vu il y a peu un reportage en finnois dont je n’ai compris que des bribes. Un peintre de Laponie, qui peint la nature, seul dans une cabine, et l’anniversaire (de sa naissance ? Mort ?).

Je me rends au musée Dridichsen, sur Kuusisaari (île de l’épicéa ou île de 6) – le temps est beau et tout ressemble à une île de la côte Atlantique au printemps : quartier d’ambassade, de belles maisons et des pistes cyclables, un fond de l’air frais.

Les quelques images du reportage montraient un barbu à l’air jovial, peut-être sorti d’une nouvelle Jack London ou de Jørn Riel, qui aurait traîné trop longtemps dans la nature pour communiquer autrement qu’en images avec les humains. Les peintures paraissent très colorées, vaguement figuratives. J’attends une débauche de paréidolie née de trop de contemplation de la nature.

En réalité, il y avait moins de couleurs, beaucoup plus de textures et de bouleaux. (peu de photos : l'éclairage était plaqué sur les peintures et/ou j'ai pas réussi à avoir un résultat convenable dans la pénombre du sous-sol).

Encore une fois, le niveau sonore des visiteurs me surprend. Pourtant, je ne peux pas dire que ça m’empêche d’apprécier ce que je vois. Seulement, c’est contraire aux habitudes françaises, alors reste la petite gêne qui n'a pas lieu d'être (elle aussi, je suppose très française) de voisiner des gens qui font des choses qui ne se font pas sans le savoir.

Le lieu est intéressant : une maison-musée (de Viljo Revell). Ça donne un charme à l’exposition (encore que c'est étrange de regarder la nature au sous-sol ou dans le couloir de la salle de bains).